VERSION ORIGINALE

 

 

Londres, 1884. Frederick Treeves, jeune et brillant chirurgien, croise la route de John Merrick, un homme difforme et complètement défiguré devenu phénomène de foire. Il est surnommé « Elephant Man »

 

C'est un râle douloureux qui s'échappe d'une cagoule blanche, une silhouette enveloppée de noir se mouvant au rythme d'un boitillement. C'est un visage, difforme, une tête lourde de ses multiples protubérances, aux lèvres déformées, qui lui valurent le cruel surnom d'homme-éléphant. Il faut sept heures quotidiennes de maquillage pour que John Hurt puisse prendre les traits de John Merrick, Joseph de son vrai nom, qui vécut dans l'Angleterre victorienne du XIXe siècle. Derrière ce masque, modelé sur le plâtre du véritable Merrick, l'immense acteur britannique véhicule toute l'humanité de celui qu'on regardait comme un monstre, et que David Lynch sublime dans ce mélodrame poignant qu'est Elephant Man.

 

Elsa Colombani, La Cinémathèque française

Le jeune et espiègle Bébert échappe à la vigilance de son grand frère. Perdu dans les rues de Paris, il va vivre une nuit mémorable dans une gare de banlieue, entouré d'une bande loufoque d'agents de la SNCF et de gendarmes un peu rêveurs. 

 

Tourné à la suite du succès de La Guerre des boutons (1962), du même Yves Robert, Bébert et l’omnibus est construit pour et autour de la bouille pouponne et espiègle de Martin Lartigue, crédité au générique sous le pseudo de Petit Gibus, le personnage qu’il interprétait dans l’adaptation du livre de Louis Pergaud. Mais, alors que La Guerre des boutons mettait aux prises deux bandes d’enfants, Bébert et l’omnibus place un fils unique en face d’adultes revêtus pour la plupart d’uniformes, représentants l’autorité (paternelle et institutionnelle) que Bébert, tyrannique et anar, finit par transformer en larbins soumis à ces caprices.

 

Philippe Ridet, Le Monde

En permission pour une semaine, le soldat de 2e classe Adrien Dufourquet arrive à Paris pour retrouver sa fiancée Agnès. Au même moment, une statuette amazonienne est volée au musée de l’Homme. Elle fait partie d’un ensemble de statues rapportées par trois explorateurs : le professeur Catalan, le professeur Villermosa, tragiquement disparu, et Mario de Castro, un riche homme d’affaires brésilien. Quelque temps plus tard, le professeur Catalan est enlevé devant le musée. De son côté, Adrien rejoint Agnès, laquelle n’est autre que la fille de l’explorateur disparu. Hélas, la jeune femme est enlevée à son tour. Adrien se lance à la poursuite des ravisseurs…

 

«Chef-d’œuvre ! Tout est réussi. Aucun temps mort dans les aventures d’Adrien Dufourquet, militaire en permission lancé, au Brésil, à la poursuite de sa fiancée et de mystérieuses statuettes. Belmondo fougueux, Françoise Dorléac irrésistible. Ça pourrait être du Hawks, c’est du Philippe de Broca millésimé.»

 

Télérama

VERSION ORIGINALE

 

1962, Hong Kong. Chow Mo-Wan (Tony Leung), rédacteur en chef, et sa femme, emménagent dans un nouvel appartement, il voit très peu son épouse, fréquemment prise par des occupations de dernière minute. Le même jour, Su Li-Zhen (Maggie Cheung), secrétaire, et son mari, exportateur, voyageant régulièrement pour affaires, emménagent dans l’appartement d’à côté. Les deux couples voisins n’ont aucune relation – sauf à se croiser dans l’escalier lorsqu’ils sortent faire les courses. Leur solitude commune et d’évidentes affinités rapprochent Su Li-Zhen et Chow Mo-Wan, jusqu’au jour où ils comprennent que leurs époux respectifs, entretiennent ensemble une liaison…

 

Ce tournage a été l’une des expériences les plus éprouvantes de ma carrière. Nous l’avons commencé en 1998, en pleine crise économique asiatique. Cela nous a conduit à des expériences inédites qui nous ont fait affronter la censure, voire le départ d’une partie de mon équipe, et faire face à la difficulté de raconter une histoire basée sur seulement deux personnages. Ce tournage nous a épuisé, physiquement et financièrement. J’ai été très heureux de retrouver Maggie Cheung et Tony Leung pour In the Mood for Love. Ce film était censé être un adieu au Hong Kong du XXe siècle, avant que ce chapitre de l’histoire de la ville ne soit refermé.

 

Wong Kar-Wai 

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